ESSONNE : UN RéFUGIé AFGHAN DE 12 ANS SOUPçONNé DU VIOL D’UNE HANDICAPéE MENTALE

C’est une sordide affaire de viol dans un foyer de l’aide sociale à l’enfance. Une jeune handicapée mentale, âgée de 15 ans, aurait été violée durant la nuit du 12 ou 13 janvier à Étampes (Essonne). Son agresseur serait un autre pensionnaire de l’établissement, encore plus jeune, un garçon afghan, âgé de 12 ans. Le parquet d’Évry a ouvert une enquête confiée aux fonctionnaires du commissariat de la commune, selon le site Actu 17, confirmé par Le Parisien. Il est 0h45 le 13 janvier, lorsque le responsable de l’établissement appelle les secours pour dénoncer des faits de viol. Les policiers se rendent sur les lieux et découvrent que la jeune victime, originaire de la région, souffre d’un retard mental. Elle aurait été violée dans la chambre du garçon. « Il aurait ensuite proposé 15 euros à celle-ci en échange de son silence », raconte une source proche de l’affaire. La victime mise en sécurité L’auteur présumé avait été placé dans l’établissement par un juge pour enfant du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour assurer sa protection. Le parquet précise qu’à l’heure actuelle, les investigations sont toujours en cours. Il a immédiatement ordonné que la jeune fille soit examinée par les urgences médico-légales. Elle a été auditionnée par les forces de l’ordre avant d’être transférée dans un autre foyer d’accueil. Le garçon est resté sur son lieu de vie. « Il est prévu que l’auteur et la victime soient examinés par un expert psychiatre pour évaluer la crédibilité de leurs déclarations », ajoute la même source. Aucune poursuite avant 13 ans Cette histoire renvoie également à la question de la responsabilité pénale des préadolescents. L’auteur présumé sera entendu avant d’être présenté devant un juge pour enfant. Mais compte tenu de son jeune âge, le magistrat ne peut qu’ordonner des mesures éducatives. Depuis le 30 septembre 2021, une nouvelle loi a modifié les règles qui s’appliquent aux enfants qui commettent des crimes ou des délits. Avant l’âge de 13 ans, un enfant ne peut être puni, car on estime qu’il ne mesure pas forcément les conséquences de ses actes.

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